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AsanaAgences marketing & communication
7 min de lecture

Asana en agence : avoir une vue d'ensemble de ses projets clients

Asana pour les agences marketing & communication : construire une vue d'ensemble des projets clients — statuts de projet, portefeuille, rapports qui déclenchent une décision — Quotid-up, partenaire certifié Asana.

On nous appelle rarement pour un tableau de bord. On nous appelle pour un comité du jeudi.

Celui où la direction d'agence demande où en sont les projets, et où quelqu'un a passé le mercredi après-midi à ouvrir vingt projets Asana pour recopier l'essentiel dans une présentation.

L'information existait. Elle était même à jour. Elle n'était simplement lisible nulle part au-dessus du niveau de la tâche.

C'est la frustration la plus fréquente chez nos clients équipés depuis un an ou deux : l'opérationnel tourne bien, et le pilotage reste manuel.

Le problème spécifique : l'agence voit ses tâches, pas ses projets

Dans une agence, chaque projet fonctionne. Les tâches ont un responsable, une échéance, un fil de discussion.

Mais dès qu'on prend de la hauteur, plus rien ne se lit. Quinze clients, quarante projets ouverts, et aucune réponse rapide à trois questions pourtant simples : lesquels dérapent, qui est surchargé, ce qu'on peut accepter la semaine prochaine.

Alors on compense. On demande en réunion. On relance par message. On reconstitue. Le point de bascule se voit à un signe : le planning est redemandé par mail alors qu'il vit dans l'outil.

Ce mode de fonctionnement a un coût mesuré. Le Microsoft Work Trend Index 2025 relève que 57 % du temps de travail part en communication — réunions, messages, mails — contre 43 % en production réelle. En agence, cette communication remplace un pilotage qui n'a jamais été construit.

Pourquoi Asana répond à ce contexte précis

Asana sait produire cette vue macro, mais il ne la produit pas tout seul. Il faut lui donner deux choses.

La première est le statut de projet. Chaque projet peut porter une météo — dans les délais, en attente, à risque, en retard — assortie d'un résumé écrit, des points bloqués et des étapes à suivre. Sur un compte à une seule personne, c'est un gadget. Dès que plusieurs pôles travaillent ensemble, c'est la donnée qui alimente toutes les vues de direction.

La seconde est le rapport. Asana ouvre là une page presque blanche, contrairement au reste de l'outil, et c'est ce qui décourage. On y ajoute des graphiques — colonnes, courbes, anneaux, chiffres — construits sur les tâches, les projets ou les objectifs, avec des filtres et un axe à choisir.

Trois lectures suffisent à couvrir 80 % des besoins d'une agence.

Les projets par statut, qui répondent en un coup d'œil à « lesquels dérapent », et sur lesquels on peut cliquer pour ouvrir directement le projet concerné.

Les tâches en retard par projet, une colonne par projet, qui servent moins à accuser qu'à faire le ménage.

Les tâches de la semaine par responsable, qui rendent la charge visible. Quand une personne affiche quinze tâches et une autre deux, la conversation sur le staffing change de nature.

Deux précisions honnêtes. Un rapport Asana appartient à celui qui l'a créé : il se partage, mais les autres ne le modifient pas, chacun pouvant créer les siens. Et les portefeuilles comme les objectifs relèvent des offres supérieures — si votre vue d'ensemble doit passer par eux, vérifiez votre palier avant de construire dessus.

Notre recommandation de configuration

  1. Écrire la question de sortie avant d'ouvrir un rapport.Qu'est-ce que vous voulez décider, avec qui, à quelle fréquence ? Tant que ce n'est pas écrit, chaque graphique créé est un pari. Une fois écrit, la configuration se déduit presque seule.
  2. Un statut de projet mis à jour à date fixe.Une fois par semaine, par le responsable de projet, avec un commentaire de trois lignes. C'est le geste le plus rentable de toute la démarche : sans lui, les vues de direction restent vides quel que soit le paramétrage.
  3. Trois graphiques, pas douze.Projets par statut, tâches en retard par projet, charge de la semaine par responsable. Un graphique qui ne change jamais rien à ce que vous faites encombre la page et fait douter du reste.
  4. Un champ chiffré pour ce que vous vendez.Temps estimé ou budget, renseigné dans les modèles de projet, agrégé ensuite en rapport et filtrable sur les tâches non terminées. C'est ce qui permet de parler de reste à faire, pas seulement d'avancement.
  5. Un rituel de nettoyage des retards.Une tâche en retard se valide, se replanifie ou se supprime. Une ou deux, c'est la vie d'une agence. Dix, ce n'est plus un signal : c'est du bruit qui rend la priorisation impossible.
  6. La vue ouverte pendant la réunion, pas préparée avant.Le rapport devient le support du point hebdomadaire. S'il faut le mettre en forme dans une présentation pour qu'il soit lisible, c'est qu'il n'est pas encore le bon.

Comment on a accompagné ce type d'agence

Dans une agence digitale doublée d'un média en ligne, cinq pôles de production et seize personnes travaillaient sur Asana sans définition commune de l'avancement. Chaque pôle avait sa manière de dire qu'un projet progressait, ce qui rendait toute consolidation illusoire.

Le travail n'a pas commencé par les graphiques. Il a commencé par deux ateliers : l'un sur les critères de progression d'un projet, l'autre sur la façon d'évaluer la charge de travail.

Une fois ces deux définitions posées et partagées, les vues de direction sont devenues lisibles — et surtout utiles. Les décisions de staffing, y compris les besoins de recrutement, ont pu s'appuyer sur des données plutôt que sur des impressions.

Dans une agence de communication audiovisuelle dirigée par trois associées, le sujet était plus brut encore : tout se faisait dans l'urgence, sans aucune visibilité sur la charge. La co-construction de l'espace Asana puis trois mois de suivi ont permis de sortir de ce fonctionnement et de récupérer du temps pour les sujets stratégiques.

Dans les deux cas, la vue d'ensemble n'est pas venue d'une fonctionnalité. Elle est venue d'un accord sur ce qu'on regarde. Un tableau de bord ne crée pas de visibilité. Il rend visible ce que vous avez accepté de définir.

FAQ

Combien de temps faut-il pour construire une vue d'ensemble dans Asana ?

Le paramétrage des rapports se fait en une demi-journée. L'accord sur les statuts et les critères de progression demande plutôt deux à trois ateliers. C'est cette seconde partie qui détermine si la vue servira encore dans six mois.

Faut-il un portefeuille ou des rapports suffisent-ils ?

Les rapports suffisent tant que vous suivez quelques dizaines de projets et que la lecture par statut vous convient. Le portefeuille devient utile quand vous voulez une ligne par projet avec planning, priorité, coûts et météo — il relève des offres supérieures d'Asana.

Nos chefs de projet ne mettent pas à jour les statuts. Comment faire ?

Réduisez ce qu'on leur demande et branchez-le sur une échéance existante. Un statut de trois lignes, dû la veille du point hebdomadaire, tenu parce que ce point s'appuie dessus. Un statut réclamé pour la direction seule cesse d'être rempli en quelques semaines.

Peut-on montrer un tableau de bord Asana à un client ?

Oui, via un accès invité ou un export. Mais le rapport interne et le point client ne servent pas la même conversation. Prévoyez une vue dédiée, limitée à ce qui concerne son projet.

Que faire si nos projets n'ont aucun statut renseigné ?

Commencez par là, avant tout graphique. Un rapport bâti sur des projets sans statut affiche surtout du vide, et ce vide sert d'argument à ceux qui pensaient déjà que l'outil ne servait à rien.

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