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AsanaAgences marketing & communication
9 min de lecture

Asana pour les agences marketing & communication : arrêter de refaire le même rétroplanning

Asana pour les agences marketing & communication : modèles à échéances relatives, portefeuille client, charge de production. Ce que l'outil règle, ce qui dépend de votre abonnement, et nos conditions de déploiement — Quotid-up, partenaire certifié Asana.

Une directrice de production nous envoie un jour son planning de campagne pour qu'on y jette un œil. Le fichier s'appelle « retro_campagne_V4_final_OK ».

Elle l'a construit à partir de celui du client précédent, qui venait lui-même d'un autre, qu'une personne partie depuis a créé un jour à partir de rien.

C'est la scène la plus banale du métier. Une agence rejoue toute l'année les mêmes séquences — un lancement, une refonte, un shooting, une newsletter — et les reconstruit à la main à chaque fois.

Personne ne le fait exprès. Mais tout le monde y passe du temps, et ce temps n'est jamais facturé.

Le problème spécifique des agences

Une agence ne pilote pas un projet. Elle pilote quinze clients qui pensent tous être le seul.

Chaque entrée est une négociation de calendrier avec des ressources déjà engagées ailleurs. Chaque brief arrive dans un canal différent : un message privé, un appel, un compte rendu de réunion, parfois un simple « on en avait parlé ».

Alors la production démarre avec la moitié des informations. Les allers-retours de qualification remplacent le travail créatif. Et le délai client se découvre la veille, quand il est trop tard pour arbitrer autrement qu'en soirée.

Vient enfin le reporting. Chaque fin de mois, quelqu'un reprend les avancements à la main pour produire un point client qui sera périmé en trois jours.

Le coût de ce fonctionnement est documenté. Le Microsoft Work Trend Index 2025 relève une interruption toutes les deux minutes pour les profils les plus sollicités, jusqu'à 275 par jour (Microsoft, Work Trend Index 2025). Ce qui coûte cher en agence, ce n'est pas la minute d'interruption : c'est le quart d'heure qu'il faut ensuite pour retrouver où l'on en était dans une création.

Pourquoi Asana répond à ce contexte précis

Le point d'appui, ce sont les modèles de projet. Pas les modèles au sens « copie d'un ancien projet ». Les vrais : ceux où les échéances sont exprimées en relatif.

Vous définissez une fois que la validation du brief tombe sept jours après le lancement, que la charte graphique est due vingt et un jours après, que la relecture client se cale trois jours avant la date de diffusion. Vous choisissez de tout caler sur la date de démarrage ou sur la date de livraison, et vous demandez à Asana d'ignorer les week-ends.

Au moment où le projet client arrive, vous ouvrez le modèle, vous saisissez une date, et le rétroplanning existe. Avec les tâches, les responsables déjà positionnés et les durées estimées que vous aviez renseignées.

Deux détails changent beaucoup la vie d'une agence.

Un responsable placé dans un modèle n'encombre pas sa liste de tâches personnelle tant que le projet n'est pas créé. Vous pouvez donc préparer vos modèles sans polluer le quotidien de l'équipe.

Et un modèle peut verser automatiquement chaque projet qui en découle dans un portefeuille. Plus personne n'a à penser à rattacher le nouveau client à la vue d'ensemble : c'est fait à la création.

Le portefeuille, justement, est le niveau que les directions d'agence cherchent sans toujours le nommer. Une ligne par projet, la progression, le planning, la priorité, un coût, et surtout une météo commentée : « projet à risque, le client n'a pas validé depuis trois semaines ».

Une réserve honnête : les portefeuilles et les objectifs d'Asana relèvent des offres supérieures. Si votre décision repose sur ces briques, vérifiez votre palier d'abonnement avant de bâtir dessus.

Et une limite qui ne dépend d'aucun abonnement : Asana ne dira jamais tout seul ce que veut dire « validé » chez vous, ni qui a le droit de fermer une tâche.

Notre recommandation de configuration

  1. Deux modèles solides plutôt que dix bancals.Le paramétrage d'un modèle prend une heure. Se mettre d'accord sur ce qu'il contient prend beaucoup plus, et c'est le seul travail qui compte. Un modèle approximatif se réplique dans tous les projets qui en découlent.
  2. Des durées estimées dans le modèle, pas seulement des dates.Un champ chiffre « temps estimé » renseigné une fois par tâche type donne, projet après projet, une base de discussion sur la charge et sur les devis. C'est la donnée qui manque le plus souvent en agence.
  3. Un projet par typologie de contenu, et un calendrier maître au-dessus.Le calendrier global sert à la direction et aux commerciaux. Les projets par typologie portent le workflow réel de production. La même tâche peut apparaître dans les deux sans être ressaisie.
  4. Le brief transformé en formulaire d'entrée.Les champs obligatoires sont ceux sans lesquels un créatif ne peut pas démarrer. Et tant qu'une demande peut aussi entrer par message privé ou en fin de réunion, le formulaire reste décoratif : ce qu'on ferme, c'est le canal parallèle.
  5. Un rapport par décision, pas un rapport par curiosité.Projets par statut, tâches en retard par projet, tâches de la semaine par responsable. La bonne question avant d'en créer un : quel arbitrage de staffing ou quelle relance client ce graphique va-t-il déclencher lundi matin ? À savoir : un rapport Asana appartient à celui qui l'a créé, il se partage mais ne se modifie pas à plusieurs.
  6. Un déploiement par vagues.Ne lancez pas tous vos modèles d'un coup. Un processus mené jusqu'au bout vaut mieux que six chantiers ouverts en même temps.

Comment on a accompagné ce type d'agence

Dans une agence digitale doublée d'un média en ligne, cinq pôles de production et seize personnes utilisaient Asana chacun à leur façon. Nous avons animé des ateliers sur les critères de progression d'un projet et sur l'évaluation de la charge, puis formé chaque pôle séparément en renforçant les ambassadeurs désignés. La conséquence la plus utile n'a pas été le paramétrage : c'est que les décisions de staffing se sont mises à s'appuyer sur des données plutôt que sur des impressions.

Dans un studio de motion design de huit personnes réparti entre Paris et les États-Unis, le sujet était le décalage horaire. Deux formations, un suivi mensuel sur plusieurs mois, et la collaboration a cessé de dépendre des créneaux communs.

Dans une agence de communication audiovisuelle dirigée par trois associées, tout se faisait dans l'urgence, sans visibilité sur la charge. Nous avons co-construit l'espace Asana puis accompagné trois mois. L'objectif n'était pas de produire davantage, mais de dégager du temps pour les sujets stratégiques.

Enfin, dans la direction de communication commerciale d'un grand groupe de distribution, un volume important de campagnes email et SMS vivait sous Excel, avec des contributeurs internes et externes. Nous avons modélisé les processus, construit un calendrier maître, un projet par type de contenu, des modèles par typologie de campagne, et animé dix sessions de formation.

Quatre contextes, une constante : le paramétrage arrive après l'accord sur la façon de travailler. Jamais avant.

Ce qu'en disent les clients

Une dirigeante d'agence digitale, sur la manière de travailler :

« Pro, efficace et souriante, Solène maîtrise son sujet et propose un changement franc mais dans la douceur. Elle a su faire preuve d'écoute et de compréhension pour proposer des accompagnements personnalisés à l'image de notre société. Je recommande ! »

Dirigeante d'une agence digitale

Par où commencer selon votre point de blocage

FAQ

Asana convient-il à une agence de moins de dix personnes ?

Oui, et la prise en main y est souvent la plus rapide, parce que le cadre est simple. Le critère utile n'est pas votre effectif mais le nombre de clients suivis en parallèle et le degré de répétition de vos projets.

Combien de modèles faut-il créer pour démarrer ?

Un ou deux, sur les prestations que vous vendez le plus souvent. Faites-les tourner sur trois projets réels avant d'en créer d'autres. Les modèles créés en série et jamais éprouvés produisent surtout du nettoyage plus tard.

Nos clients peuvent-ils accéder à Asana ?

Oui, en tant qu'invités, sur un périmètre restreint. Mais posez-vous d'abord la question de ce que vous voulez leur montrer : un accès direct sans convention d'usage transforme vite chaque commentaire client en tâche non arbitrée.

Comment suivre la rentabilité d'un projet client dans Asana ?

Par des champs chiffrés au niveau des tâches et du projet — temps estimé, coût — remontés ensuite en portefeuille et en rapport. Asana ne remplace pas votre outil de facturation : il donne l'écart entre ce qui était prévu et ce qui a été fait.

Faut-il l'offre la plus complète pour une agence ?

Pas pour la production quotidienne : projets, vues, champs personnalisés, modèles et automatisations de base couvrent déjà l'essentiel. Oui si vous voulez un portefeuille consolidé et des objectifs suivis, qui relèvent des offres supérieures.

Voir aussi

Où en est votre maturité opérationnelle ?

Un rétroplanning qu'on refait à chaque projet n'est pas un planning.

C'est une habitude qui coûte une journée par campagne.

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