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Monday.comBTP & construction
7 min de lecture

Créer ses dashboards et son reporting chantier avec Monday.com dans le BTP

BTP & construction : monter un reporting automatisé pour la direction et le groupe avec les tableaux de bord Monday.com, sans consolidation manuelle.

Il existe un rendez-vous que personne n'assume vraiment : la veille du comité de direction.

Quelqu'un, quelque part, ouvre huit fichiers et recompose à la main l'état des chantiers.

Trois heures. Parfois une journée entière quand le groupe demande sa consolidation mensuelle.

Cette personne a un vrai métier par ailleurs. Ce n'est pas celui-là.

Et le plus frustrant, c'est que le document produit est déjà légèrement faux au moment où il est envoyé.

Le problème spécifique du reporting dans le BTP

Un reporting de chantier n'est pas un reporting commercial.

Il croise des choses qui ne vivent pas au même endroit : l'avancement physique, le budget engagé par phase, les dates réelles contre les dates prévues, les réserves, les intervenants mobilisés.

Chacune de ces données existe. Aucune n'est stockée dans le même fichier que la précédente.

Alors on consolide. Et consolider à la main, c'est accepter trois choses.

Que le chiffre soit vieux de quelques jours au moment où il est présenté.

Que personne ne puisse le contredire, faute de savoir d'où il sort.

Et qu'on passe le comité à décrire la situation au lieu de décider quoi que ce soit.

Le coût n'est pas seulement du temps perdu. Selon le PMI, environ 10 % de chaque euro investi en projet est gaspillé faute de pratiques de pilotage standardisées — et les organisations qui les appliquent aboutissent leurs projets dans 74 % des cas, contre 58 % pour les autres.

La question n'est donc pas « comment produire ce document plus vite ». C'est : pourquoi faut-il encore le produire.

Pourquoi Monday.com répond à ce contexte précis

Parce qu'un tableau de bord Monday.com ne se remplit pas. Il se branche.

Vous lui indiquez les tableaux à interroger, et il affiche ce que vous voulez voir : l'état de santé global, le nombre de chantiers par statut, le calendrier des interventions à venir, la charge par personne, le budget consolidé par phase.

La donnée reste là où elle a été saisie. Le tableau de bord n'en est qu'une lecture. Concrètement, cela change trois choses dans une entreprise de travaux.

Le reporting cesse d'être un livrable : il devient un écran qu'on ouvre, y compris en séance, pour aller chercher le détail d'un chantier quand la question se pose.

Les formules et les colonnes calculées prennent en charge ce qu'on refaisait chaque mois : totaux par phase, écarts entre prévu et réalisé, taux d'avancement.

Et l'envoi programmé remplace la préparation : un rapport peut partir automatiquement vers la maison mère ou vers un client, à date fixe, sans que personne ne l'assemble.

Une réserve, par honnêteté. Un tableau de bord ne vaut que ce que valent les champs qui l'alimentent.

Nous avons vu des dashboards inexploitables non pas à cause de leur construction, mais parce que les colonnes de priorisation et de rattachement stratégique n'étaient renseignées qu'une fois sur trois. Un indicateur alimenté à moitié est pire qu'un indicateur absent : il donne une fausse assurance.

Notre recommandation de configuration

  1. Partir de la décision, pas de l'indicateur.Quelle décision doit être prise en comité, et quelle information la déclenche ? Un tableau de bord qui ne change aucune décision est un tableau de bord décoratif, quel que soit son nombre de widgets.
  2. Ne jamais saisir pour le reporting.Toute donnée affichée en comité doit provenir d'un champ que quelqu'un remplit déjà pour son propre travail. Le jour où une équipe saisit une information uniquement pour la direction, l'information devient fausse.
  3. Verrouiller les champs structurants.Statuts, phases, catégories de chantier : ces colonnes sont administrées par un référent, pas modifiables par chacun. C'est la condition pour que les totaux aient un sens d'un chantier à l'autre.
  4. Trois vues, trois publics.Un écran d'exploitation pour l'agence, un écran de direction en revue mensuelle, un rapport diffusé au groupe ou au client. Le même socle de données, trois niveaux d'agrégation.
  5. Automatiser la diffusion, pas la mise en forme.Envoi programmé, alerte quand un chantier passe en risque, rapport d'intervention transmis au client. Ce sont les tâches répétitives qu'on supprime en premier, avant toute mise en scène graphique.

Comment on a accompagné ce type de client

Nous avons accompagné une entreprise de suivi de travaux, filiale d'un groupe, dont la remontée mensuelle vers la maison mère mobilisait plusieurs jours-homme par mois.

Le point de départ n'a pas été l'outil, mais une question posée à la direction : qu'est-ce que vous voulez pouvoir décider, en combien de temps ? Trois réponses sont sorties — arbitrer les affectations, suivre le budget engagé par phase, tenir les engagements de délai vis-à-vis du groupe.

Nous avons ensuite modélisé le suivi de chantier de bout en bout, en itérant à chaque étape avec les équipes, avant de construire les vues de direction par-dessus. Formation et documentation complète pour garantir l'autonomie, puis extension progressive du périmètre.

Les résultats après quatre mois

  • 20+ chantiersconsolidés dans un même jeu de vues de pilotage
  • −20 % de tempsestimé sur les mises à jour hebdomadaires
  • 4 moisentre le cadrage et un reporting groupe fiabilisé
  • 10 collaborateursautonomes sur la production et la lecture des vues

Sur une mission de pilotage de portefeuille dans un autre secteur, nous avons tenu le même engagement à plus grande échelle : environ cinquante projets suivis, un reporting hebdomadaire produit pour le top management, et une animation des réunions critiques — deux jours et demi par semaine pendant un an. La leçon est constante : un reporting régulier ne tient pas parce qu'il est joli, mais parce que quelqu'un en est explicitement responsable.

Sur la première de ces deux missions, le dirigeant résumait le changement en une phrase :

« En CODIR, j'ai sorti mes chiffres budgétaires en deux minutes. Tout le monde était impressionné. »

Le dirigeant de l'entreprise accompagnée

Questions fréquentes

Faut-il un abonnement particulier pour créer des tableaux de bord Monday.com ?

Les tableaux de bord multi-tableaux sont accessibles largement, avec un nombre de tableaux connectés qui augmente selon l'offre. Les fonctions de portefeuille de projets, elles, relèvent des offres les plus complètes. Nous cadrons ce point avant de construire, pour éviter de concevoir un reporting que votre compte ne pourra pas afficher.

Peut-on envoyer automatiquement le reporting à la maison mère ou à un client ?

Oui. Un rapport peut être diffusé à date fixe par email, et une alerte peut se déclencher sur un changement d'état. Dans les services techniques aux bâtiments, ce sont les rapports d'intervention transmis aux clients qui ont été automatisés en premier.

Comment suivre le budget engagé par phase de chantier ?

En logeant le montant au niveau de la phase, pas du chantier entier, puis en laissant les colonnes calculées faire les totaux. La consolidation devient immédiate, et surtout traçable : on peut toujours redescendre à la ligne qui explique un écart.

Nos données sont incomplètes, faut-il quand même monter un dashboard ?

Non, pas tout de suite. Commencez par les trois ou quatre champs que vous êtes certains de voir remplis, et construisez le reporting dessus. Un indicateur juste vaut mieux que dix indicateurs à moitié alimentés.

Peut-on remplacer complètement les fichiers de reporting mensuel ?

Oui, une fois les champs structurants stabilisés et administrés. Le seul cas où un export reste utile, c'est quand un tiers — un groupe, un maître d'ouvrage — impose un format figé. Il se génère alors depuis les mêmes données, sans ressaisie.

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