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Monday.comMode & beauté
8 min de lecture

Monday.com pour la mode et la beauté : arrêter de reconstruire le reporting à la main chaque mois

Reporting et dashboards Monday.com dans la mode et la beauté : champs obligatoires, avancement produit par le travail, cadences par audience et suivi des OKR.

« De toute façon, on refait les slides. »

La phrase est tombée en fin de réunion, sans agressivité. Presque comme une évidence partagée.

Elle voulait dire : nous avons un outil, nous avons des tableaux de bord, et pourtant chaque comité se prépare encore à partir de captures d'écran, de chiffres retapés et de trois relances par message.

Ce qui est frappant, dans ce type de situation, c'est que le tableau de bord existe. Il est même souvent joli. Le problème n'est pas là. Un tableau de bord ne fabrique pas de donnée. Il révèle celle qui manque.

Le problème spécifique dans la mode et la beauté

Dans un groupe de mode et beauté, le reporting a une particularité : il doit relier deux temporalités qui ne se parlent pas.

D'un côté, des objectifs annuels et des piliers stratégiques, posés en début d'exercice et suivis par trimestre. De l'autre, une activité rythmée par les collections, les temps forts commerciaux et les lancements, qui se réorganise en permanence.

Entre les deux, il faut expliquer au COMEX pourquoi une initiative a glissé, ce que ça coûte, et sur quel objectif ça pèse.

Ce lien ne peut pas se reconstruire à la main tous les mois. Pourtant c'est ce qui arrive, presque toujours, et pour une raison précise : les champs qui porteraient ce lien ne sont pas remplis.

Le score de priorisation reste vide. Le pilier stratégique n'est pas renseigné. La catégorie du projet a été choisie au hasard le jour de la création. Le tableau de bord affiche donc des trous — et un comité qui voit des trous redemande des présentations.

Le PMI estime qu'environ 10 % de chaque euro investi dans un projet est gaspillé faute de pratiques de pilotage standardisées. Ce gaspillage-là ne se voit nulle part au bilan. Il se voit dans les heures passées à refaire un état des lieux qui existait déjà.

Pourquoi Monday.com répond à ce contexte précis

Monday.com a un vrai atout de reporting : la donnée d'avancement peut être produite par le travail lui-même.

Quand une cheffe de projet déplace une échéance ou passe un statut à « bloqué », elle ne fait pas du reporting. Elle travaille. Le tableau de bord, lui, se met à jour tout seul.

Les tableaux de bord agrègent plusieurs tableaux à la fois, avec des indicateurs de progression, des répartitions par responsable ou par groupe, des vues calendrier filtrées. Les widgets se paramètrent selon ce qu'on veut montrer, sans toucher aux tableaux sources.

Les colonnes de formule permettent de calculer des scores, des écarts ou des consolidations sans exporter dans un fichier tiers. Les automatisations natives se chargent des relances et des notifications de changement de statut — nous privilégions toujours le natif avant d'ajouter un outil d'automatisation externe, pour des raisons de coût comme de maintenabilité.

Et pour les comptes qui en disposent, les portefeuilles de projet permettent de comparer une trajectoire prévue à la trajectoire réelle, et de préparer une revue en trois colonnes : ce qui va, ce qui est à risque, ce qui a décroché.

Tout cela suppose une chose. Que les champs soient remplis.

Notre recommandation de configuration

Sur une mission de reporting dans ce secteur, nous procédons ainsi.

  1. Choisir les quelques champs qui portent le reporting, et les rendre non négociables.Trois ou quatre au maximum : le pilier stratégique, la catégorie, le score de priorisation, l'échéance engagée. Ces champs sont administrés par le PMO, obligatoires à la création, et personne ne peut les modifier librement. Tout le reste peut rester à la main des équipes.
  2. Faire produire l'avancement par le travail, jamais par un exercice de saisie dédié.Si quelqu'un doit ouvrir un onglet « reporting » pour renseigner où il en est, le reporting sera faux dans trois semaines. L'état d'un projet doit se déduire de ce que les équipes font déjà : statuts, dates, responsables, éléments cochés.
  3. Un tableau de bord par audience et par cadence, pas un écran universel.Le comité de direction lit un objet mensuel, court, orienté arbitrage. Une direction métier lit un objet hebdomadaire, orienté charge et blocages. Le même écran ne peut pas servir les deux : il finit trop dense pour l'un et trop pauvre pour l'autre.
  4. Figer une trajectoire de référence en début de trimestre.Sans engagement initial conservé, rien ne dérive jamais — tout paraît toujours à jour. Comparer la date annoncée et la date actuelle est ce qui rend une revue utile, et ce qui évite les discussions de mémoire.
  5. Une revue qui se tient dans le tableau de bord, et qui y écrit ses décisions.L'écran est partagé, on parcourt les projets à risque, et l'arbitrage est saisi pendant la réunion, pas dans un compte rendu envoyé deux jours plus tard. Un reporting que personne ne lit en séance meurt en trois cycles.

Comment on a accompagné ce type de client

Sur un périmètre grand compte de la beauté, nous sommes intervenus alors qu'une première version de tableau de bord existait déjà — et ne convainquait personne.

Nous n'avons pas commencé par le dashboard. Nous avons commencé par le modèle de projet de référence et par les colonnes administrées par le PMO, parce que c'est là que se joue la complétude des données. Puis nous avons animé des ateliers de priorisation RICE avec les équipes, pour que le score existe vraiment au lieu d'être un champ vide. Enfin, nous avons repris les tableaux de bord et structuré le suivi des initiatives et des projets stratégiques trimestre par trimestre.

Sur l'équipe digitale européenne d'un groupe international de mode et beauté coté au CAC 40, la démarche a suivi la même logique : audit des usages réels dans les équipes, rationalisation des tableaux, puis seulement construction des tableaux de reporting pour la direction.

Hors du secteur, un cas plus petit dit exactement la même chose. Sur une entreprise de construction et de suivi de travaux, la sortie des fichiers de suivi a produit des effets mesurés :

  • 20 % de temps en moinssur les mises à jour hebdomadaires, en estimation client.
  • 4 fichiers Excelremplacés par un outil unique de pilotage.
  • 20 chantierssuivis avec 10 collaborateurs, en 4 mois de mission.

La taille change. Le mécanisme, non : le reporting devient instantané le jour où il n'a plus besoin d'être fabriqué.

Ce qu'en disent les équipes

FAQ

Pourquoi nos tableaux de bord Monday.com sont-ils incomplets ?

Presque toujours parce que les champs sur lesquels ils s'appuient ne sont pas renseignés à la création des projets. Un score de priorisation vide ou un pilier stratégique non choisi produisent des graphiques troués. La correction ne se fait pas dans le tableau de bord : elle se fait dans le modèle de projet et dans le rituel qui le remplit.

Peut-on automatiser complètement le reporting du comité de direction ?

La collecte et la mise en forme, oui. L'interprétation, non — et c'est heureux. Ce qu'on automatise, c'est l'agrégation, les écarts de dates, les alertes de risque et les relances. Ce qui reste humain, c'est le commentaire sur les deux ou trois projets qui posent question. Viser l'automatisation intégrale conduit généralement à un écran que personne ne commente.

À quelle fréquence rafraîchir un reporting de direction ?

La donnée se met à jour en continu, mais la lecture doit avoir une cadence. Un rythme mensuel pour l'instance d'arbitrage et hebdomadaire pour le pilotage opérationnel fonctionne bien dans les grands comptes. Sans cadence annoncée, chacun consulte quand il y pense, constate un écart, et redemande un point.

Comment suivre des OKR dans Monday.com sans créer un second système ?

En reliant les livrables existants aux objectifs plutôt qu'en recopiant les objectifs ailleurs. Un livrable peut contribuer à plusieurs objectifs, et plusieurs équipes peuvent travailler sur un même livrable : ces relations doivent vivre dans l'outil. Dès qu'un support parallèle réapparaît pour la préparation des revues, la double saisie revient avec lui.

Faut-il exporter les données vers un outil de business intelligence ?

Rarement au début, et jamais pour compenser des données incomplètes. Un outil décisionnel devient pertinent quand il s'agit de croiser le pilotage projet avec des données financières ou commerciales qui vivent ailleurs. Tant que le sujet est la complétude ou la lisibilité, l'exporter revient à déplacer le problème dans un outil plus coûteux.

Voir aussi

Où en est votre maturité opérationnelle ?

Un beau tableau de bord posé sur des champs vides ne rassure personne très longtemps.

Le reporting ne se construit pas au moment de la restitution. Il se construit au moment de la saisie, dans le geste quotidien des équipes.

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